S'Miaslé Prenzassin Traduit par Simone . As esch a mol a Prenz gsé wo het wella a Prenzassin hirota, aber a rechtigi Prenzassin ! Ar esch um d’gànzi Walt g’raïst fer eini z’fenda, aber as hèt émmer èbis net ganz g’schtémmt. As het so fél Prenzassina kà, aber sénn das alles réchtigi gsé ? As esch net liecht fer secher z'si. Der Prenz het nia alles perfekt g’nua g’funda, un ar esch gänz trürig haim gànga. Ar het so garn a rechtigi Prenzassin kà... Em a schéna Oba, wo’s g'ragnet bletzt un tuneret het, chlopfst en der Dera.. Der àlta Chenig esch salber go ufmàcha… For der Dera esch a Prenzassin gschtànga, gànz nàss ! S'Wàsser esch’ra vo Chopf bis Fuess àba gloffa. Sie het net nat usgsé, aber si het gsaït : „ech be a rechtigi Prenzassin" ! D’àlti Cheniging het dankt : dàs warde m’r gli sé ! Si esch en’s Schlofzémmer gànga, het àlles ab’m Bet gnu, het a miasle dri glèckt un het zwanzig Màtràza un zwanzig Dekbetter gfellt met Gànza Fadara, oba druff béga. Do oba druf het die Prenzassin müessa schlofa. Zmorga, wo si verwàcht esch, han si g’frogt eb si guat gschlofa het. „Ganz schlacht, het si gsaït, ech hà kè Euga zue gmàcht ! Weiss Got was em dam Bet gsé esch ! Ech be uf ebis hertz glaga, un ech be eberàl bleuï ! So ebis schreglich’s“ Der no han si gwest : Dàs esch a rechtigi Prenzassin ! Numa eber met’ra so fiini Hùt spért a Miasle dur zwanzig Màtràza ! Der Prenz esch secher gse dàs er a rechtigi Prenzassin gfunda het und het si g’hirota ! S’Miasle esch usg’schelt worda em a Schmuk Schlachtle, und wen’s niama gnu het, chà mr’s emer no go àlöega. Und das esch aller ècht ! version française:
La Princesse au Petit Poids Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse. Il fit le tour de la terre pour en trouver une mais il y avait toujours quelque chose qui clochait ; des princesses, il n'en manquait pas, mais étaient-elles de vraies princesses ? C'était difficile à apprécier, toujours une chose ou l'autre ne lui semblait pas parfaite. Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu avoir une véritable princesse. Un soir, par un temps affreux, éclairs et tonnerre, cascade de pluie que c'en était effrayant, on frappa à la porte de la ville et le vieux roi lui-même alla ouvrir. C'était une princesse qui était là dehors. Mais grands dieux ! de quoi avait-elle l'air dans cette pluie, par ce temps ! L'eau coulait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par la pointe de ses chaussures et ressortait par le talon ... et elle prétendait être une véritable princesse ! - Nous allons bien voir ça, pensait la vieille reine, mais elle ne dit rien. elle alla dans la chambre à coucher, retira la literie et mit un petit pois au fond du lit ; elle prit ensuite vingt matelas qu'elle empila sur le petit pois et, par-dessus, elle mit encore vingt édredons en plumes d'eider. C'est là-dessus que la princesse devrait coucher cette nuit-là. Au matin, on lui demanda comment elle avait dormi. - Affreusement mal, répondit-elle, je 'n'ai presque pas fermé l'oeil de la nuit. Dieu sait ce qu'il y avait dans ce lit. J'étais couchée sur quelque chose de si dur que j'en ai des bleus et des noirs sur tout le corps ! C'est terrible ! Alors, ils reconnurent que c'était une vraie princesse puisque, à travers les vingt matelas et les vingt édredons en plume d'eider, elle avait senti le petit pois. Une peau aussi sensible ne pouvait être que celle d'une authentique princesse. Le prince la prit donc pour femme, sûr maintenant d'avoir une vraie princesse et le petit pois fut exposé dans le cabinet des trésors d'art, où on peut encore le voir si personne ne l'a emporté. Et ceci est une vraie histoire.
Date de création : 14/05/2005 @ 22:25
Dernière modification : 15/05/2006 @ 15:47
Catégorie : Contes traduits
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